Petit poisson géomètre amoureux

J’ai d’abord pensé à un canular. Mais l’idée est si jolie que je mets cette vidéo en lien. C’est le nid d’amour crée par le petit poisson globe pour attirer sa douce. Si elle trouve la rosace à son goût, elle viendra pondre en son centre. Le même génie de décorateur existe chez les oiseaux jardiniers.


Un extrait de la BBC sur le même sujet


 

Kestrel (1)

En roulant dans la campagne genevoise, j’ai remarqué un petit faucon crécerelle sur une ligne électrique, une petite femelle. Cela m’a fait penser à la chanson de Cohen : Like a bird, on a wire… J’avais mon appareil à portée de main. J’ai suivi à pied cette belle petite  pendant une bonne demi-heure. Elle m’a offert ces quelques portraits.

Ah oui encore… le couplet de Cohen se termine par : I have tried, in my way, to be free

 

Misty Night

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La nuit en hiver donne lieu à des effets lumineux étranges. Le brouillard et le froid se disputent la vedette. Genève est une ville réputée pour son climat difficile pendant la mauvaise saison. L’obscurité s’amuse comme elle peut avec les sémaphores.

Et moi je dérape sur le trottoir devenu très glissant.

Pour Fêter Une Enfance

Un magnifique texte de Saint-John PERSE. L’éloge de l’enfance… pour conjurer la nostalgie ??

Palmes… !
Alors on te baignait dans l’eau-de-feuilles-vertes ; et l’eau encore était du soleil vert ;et les servantes de ta mère, grandes filles luisantes, remuaient leurs jambes chaudes près de toi qui tremblais…
(Je parle d’une haute condition, alors, entre les robes, au règne de tournantes clartés.)

Palmes!

et la douceur d’une vieillesse des racines… !

La terre alors souhaita d’être plus sourde, et le ciel plus profond où des arbres trop grands, las d’un obscur dessein, nouaient un pacte inextricable…
(J’ai fait ce songe,dans l’estime:un sûr séjour entre les toiles enthousiastes.)
Et les hautes racines courbes célébraient
l’en allée des voies prodigieuses, l’invention des voûtes et des nefs;

et la lumière alors, en de plus purs exploits féconde, inaugurait le blanc royaume où j’ai mené peut-être un corps sans ombre…
(Je parle d’une haute condition, jadis, entre des hommes et leurs filles, et qui mâchaient de telle feuille.)
Alors les hommes avaient
une bouche plus grave, les femmes avaient des bras plus lents ;
alors, de se nourrir comme nous de racines, de grandes bêtes taciturnes s’ennoblissaient ;
et plus longues sur plus d’ombre se levaient les paupières…
(J’ai fait ce songe, il nous a consumés sans reliques.)

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L’université de la mer

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LA MER

J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon :
je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience :
je ne sais si elle est vague seule ou être profond
ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture
éblouissante de navires et de poissons.
Le fait est que même endormi
par tel ou tel art magnétique je circule
dans l’université des vagues.

I1 n’y a pas que ces coquillages broyés
comme si une planète tremblante
annonçait une lente mort,
non, avec le fragment je reconstruis le jour,
avec le jet de sel, la stalactite,
et avec une cuillerée de mer, la déesse infinie.

Ce qu’elle
m’a appris, je le conserve! C’est
l’air, le vent incessant, l’eau et le sable.

Cela semble bien peu pour l’homme jeune
qui vint ici vivre avec ses feux et ses flammes,
et pourtant ce pouls qui montait
et descendait à son abîme,
le froid du bleu qui crépitait
et l’effritement de l’étoile,
le tendre éploiement de la vague
qui gaspille la neige avec l’écume,
le pouvoir paisible et bien ferme
comme un trône de pierre dans la profondeur,
remplacèrent l’enceinte où grandissait
la tristesse obstinée, accumulant l’oubli,
et soudain mon existence changea:
j’adhérai au mouvement pur.

-Pablo Neruda-

Alfonsina y el mar

Une chanson composée par Ariel Ramirez (compositeur connu pour sa Missa Criola) sur des paroles de Felix Luna. C’est un hommage à la poétesse argentine Alfonsina Sorni qui est entrée dans l’écume par un sentier sans retour. Cette chanson immortalisée par Mercedes Sosa entre autres est interprétée ici par Avishai Cohen, magnifique musicien israélien, accompagné de sa seule contrebasse.

Une autre version sur Daily Motion ici

Les paroles sont ici

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O Solitude

La musique est de Henry Purcell …  vraiment  beau

Katherine Fowler Philips (née le 1er janvier 1631, décédée le 22 juin 1664), dite l’incomparable Orinde (“the matchless Orinda”) est une poétesse anglo-galloise, connue notamment en raison de la reprise de son poème “O solitude” par Henry Purcell. Mais c’est une traduction, je crois, d’un texte en français d’ Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661), “La solitude”

Une version sublime de Andreas Scholl ..

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Une version non moins sublime (mais plus jazzy) du Branford Marsalis quartet

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Les paroles sont ici

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