Amazonie (2)

Ici on est au cœur de la forêt pluviale. C’est humide en effet. On ne marche qu’avec des bottes en caoutchouc. La chaleur est constante. Tout reste humide. Les pages de mon passeport sont gondolées au bout de deux jours.

Les caches de mes objectifs photo sont humides. Mes chaussettes ne sèchent pas. Il y a de l’électricité surle site entre 18h00 et 22h00 . C’est un générateur qui assure ce service. On a aussi un peu de courant le matin entre 04h00 et 07h00. Il faut penser à ses chargeurs, et vivre en permanence avec une lampe de poche.

Pas de réseau. Cinq jours sans Internet. Vais-je survivre ?

Premier soir : marche de nuit dans la forêt. Un cricket gros comme un demi coquelet.

Puis quatre jours incroyables , des oiseaux, des insectes, des plantes, des fleurs , des papillons…

Et la nuit est pleine de chants, de sifflements, de hurlements, de plaintes…

Nous partons à la recherche d’un oiseau criard ….  Deux heures de marche pour une photo pas terrible. Il est vrai que tout est difficile. Les objectifs sont souvent humides.  Mais l’essentiel est invisible par la caméra…



Demain 6h00 le petit-déjeuner. Il y aura du poisson cru…


 

Amazonie (1)

Depuis Quito il suffit de 35 minutes d’avion pour arriver à Coca (Puerto Francisco De Orellana). Un aéroport sommaire, quelques PC6 pour survoler la forêt. Les Airbus font des prouesses pour assurer la liaison. On est déjà au cœur de l’Amazonie équatorienne.

On embarque sur de longues pirogues. Une vingtaine de places, deux Yamaha 100 cv couplés. Ça pousse…

Vamos. Trois heures de navigation sur le Rio Napo.

Ensuite une petite marche d’approche pour embarquer sur des pirogues. Une petite heure encore et …

A l’arrivée, un petit paradis..


 

Music :

Vanessa Da Mata-Não Me Deixe Só  /  Los Nocheros-Victoria


 

Quito

Quito est la capitale de l’Équateur et de la province de Pichincha. La ville s’étend du nord au sud sur 50 km de longueur, à une altitude de 2 850 m, sur les flancs du volcan Guagua Pichincha.

Au centre de la ville se trouve la colline de El Panecillo . A son sommet, une statue géante de la vierge protectrice. Elle regarde vers le quartier nord, le quartier riche, elle regarde vers le quartier historique classé au patrimoine mondial en 1978 par l’UNESCO.

Elle tourne le dos au sud de la ville, elle tourne le dos aux quartiers populaires. C’est ce qu’on dit ici.

Quito sous le soleil, une lumière d’une pureté exceptionnelle. Les monuments blancs dans un ciel bleu intense. Ce sera mon souvenir visuel.

Mon souffle court au premier jour de la visite dans les ruelles en pente.  Ce sera mon souvenir corporel.

L’agitation de la ruelle de la Ronda le vendredi soir et ses bars pleins de musique. Ce sera mon souvenir auditif.

Un verre de canelazo sera mon souvenir gustatif.

Magnifique Quito.

 

 

Ecuador 2014

Voici le premier post consacré à mon voyage en Equateur.

Près de quatre semaines dans les différentes régions de ce pays. En arrivant je n’en savais pas grand chose. Au lendemain de mon retour je commence à réaliser. Je dois me rendre à l’évidence.  Il me faudra des jours, des semaines pour intégrer toutes ces images, ces lieux, ces paysages, ces goûts et ces personnes rencontrées.

Ce petit pays d’Amérique Latine possède une diversité incroyable de lieux, d’ambiances, de cultures. Son histoire est riche. Simon Bolivar y côtoie Atahualpa, le dernier Inca.  La conquête espagnole  a laissé des monuments , la religion et la langue.

La partie orientale est dans le bassin versant de l’Amazone. c’est la forêt pluviale qui domine. Richesse de flore et de faune incroyable .

Au centre, les Andes et les volcans. On grimpe à 6 268 mètres au sommet du Chimborazo.  Dans toutes les provinces andines on rencontre des communautés indiennes attachées à leurs cultures, leurs vêtements, leurs fêtes. 

A l’ouest, la région côtière en bordure de l’océan Pacifique possède des plages sublimes, des stations balnéaires. On y croise des baleines et des oiseaux marins. On y mange des poissons et des fruits de mer délicieux.

Il y a aussi les Galapagos. Ce sera pour mon prochain voyage 🙂


 

So Long Pete

Au début de cette année est mort Pete Seeger. Un peu dans l’anonymat. Enfin peut-être de ce côté-ci de la gouille atlantique.

J’ai repensé à quelque années maintenant lointaines. Pete Seeger c’est quelques chansons mythiques comme ‘if I Had A Hammer’… rendue célèbre chez nous par quelques chanteurs yéyé : Si j’avais un marteau … en effet . C’est Claude François qui à rendu célèbre cette chanson par chez nous. Mais rien à voir avec l’énergie de l’original.



Et puis Pete Seeger c’est aussi le partisan des mouvements pour les droits civiques aux USA, l’inspirateur de nombreux artistes, Dylan, Springsteen,  Baez. C’est l’homme qui a popularisé la chanson ‘ We shall overcome’ qui est devenue  un hymne des opposants pacifistes.

C’est aussi le compagnon de route de Woodie Guthry.

Alors voilà. Juste pour la mémoire de ce ‘nice guy’, une très belle chanson , je devrais dire cantique

THE WATER IS WIDE

The water is wide, I cannot cross over,
And neither have I wings to fly,
Give me a boat that can carry two,
And both shall row – my love and I.

A ship there was, and she sails the sea,
She’s loaded deep as deep can be,
But not so deep as the love I’m in,
And I know not how, I sink or swim.

I leaned my back up against some young oak,
Thinking he was a trusty tree,
But first he bended and then he broke,
And thus did my false love to me.

I put my hand into some soft bush,
Thinking the sweetest flower to find.
I pricked my finger to the bone,
And left the sweetest flower alone.

Oh, love is handsome, love is fine,
Gay as a jewel, when first it is new,
But love grows old, and waxes cold,
And fades away, like summer dew.

The seagulls wheel, they turn and dive,
The mountain stands beside the sea.
This world we know turns round and round,
And all for them – and you and me.

Traditional;  New Last Verse by Pete Seeger (1982)
© 1993 by Sanga Music, Inc.


 

La plainte du renardeau

25 avril 2014

Ce soir des cris étranges me font tendre l’oreille. Je pense à un oiseau qui meurt, une corneille en détresse, un animal en fin de vie ou en train de souffrir. Mais peut-être aussi à un accouplement de chats, enfin, je ne pense à rien

Il pleut assez fort et cette plainte ne me parvient que par bribes, à travers la vitre de la véranda. Je sors une première fois pour essayer de comprendre. Sans succès. L’an passé à la même époque un son déchirant m’avait déjà fait renoncer à l’attention quasi obsessionnelle que je porte à mon écran d’ordinateur. C’était une panique de mort imminente, ou du moins je l’avais perçue comme telle. Dans la nuit, des meurtres sont commis. Des animaux en mangent d’autres.

Les plaintes persistent même après que je fus rentré. Je remets ma membrane sur les épaules (oui on ne dit plus pèlerine de nos jours), et je sors une nouvelle fois sous cette pluie obstinée. Je croise une femme qui promène son chien.Je suis en short et en pantoufles sous une pluie battante. J’échange quelques mots pour ne pas passer pour un, pour un …. un je ne sais quoi. Elle me dit avoir vu un animal qui s’est enfui. Elle s’éloigne. Je la soupçonne d’être un peu inquiète à me voir ainsi accoutré sous le déluge. Je l’aperçois alors juste dans le parking de l’immeuble qui jouxte ma maison. Un petit renard. Il n’est pas bien vieux, et il n’a pas encore appris que les renards doivent rester discrets. C’est lui qui émet cette plainte affreuse et obsédante, cette plainte que j’assimile à un cri de mort et qui est en fait le chant de vie d’un renardeau qui débarque sur cette terre. Comment se peut-il que je confonde le son de la mort et la musique d’une vie naissante.

Je souhaite pouvoir le photographier, lui, ses frères et sœurs s’il y en a, comme les petits nés l’an passé, sous la cabane au fond du jardin.

ILS SONT ICI

Bientôt peut-être, ils me rendront visite.

PS : je mets en ligne une petite vidéo… c’est le cri du renardeau 🙂 Merci à leurs auteurs

Triste Sina

Un jour de chaleur écrasante, je faisais la route en voiture au centre du Portugal,  en direction du sud, de l’Algarve.

Je croisais sur un océan d’ oliviers.

Au cours d’un arrêt pour un plein d’essence, j’ai acheté une cassette de chansons d’ Amalia Rodrigues. En reprenant la route, j’ai inséré la cassette dans mon lecteur. La première chanson a été ‘ Triste Sina’ . Deux kilomètres plus loin, je me suis arrêté sur le bord de la route car mes lunettes de soleil étaient pleines de buée… Depuis ce jour, chaque fois que j’entends cette chanson,  l’émotion me gagne …



 

Gendarmes – Firebugs

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Quand j’étais petit on les nommait gendarmes…. Je n’ai jamais compris pourquoi. En anglais, ils sont ‘Firebugs’ , les punaises de feu. Cela me semble plus conforme… Au printemps, ils pullulent dans le jardin et s’accouplent avec la plus grande indécence aux yeux du monde. Je n’ai pas publié certaines images car je crains pour ma réputation… Je ne souhaite pas passer pour un pornographe entomologique .

Niamh Parsons – Clohinne Winds

Rien à ajouter…. just listen

 

The shadows fell across the room as I lay down to rest
A storm was raging deep inside my head
I fell into a restless sleep
Of crazy changing dreams
But woke to find you standing by my bed

(chorus)

Clohinne winds were blowing when you called me
First you spoke my name
Your voice was still the same
You beckoned me
and I arose To follow where you led
Out among the wild Clohinne hills

The mountain mist had lent an eerie whiteness to the hill
The silver spider threadings caught my face
You darted through the bracken
Trailing stardust in your wake
I knew you’d stop beside our sacred place

(Chorus)

You stopped upon the fairy hill beneath the hawthorn tree
I thought I heard a lonely banshee wail
You held your hand towards me
And I reached to touch your face
But woke to find that you were just a dream

(Chorus)

The years have passed
And I am growing weary of this earth
The magic of the dream alludes me still
I’ve lain beneath the fairy tree
I’ve shouted to the moon
I am the haunted woman of the hill

(Chorus)

[I still call out your name of my son to the moon.]

La cinquantaine

Sergio…. tu me manques 🙂

On arrive à la cinquantaine, moitié sage, moitié fou
Le cul assis entre deux chaises à tenter d’en joindre les bouts
Sur la route de la chimère on se retrouve souvent un jour
Pour faire le compte de ses guerres, des petites joies, des grands amours
Et c’est tout

On arrive à la cinquantaine, moitié figue, moitié raisin
Le coeur absous de toute haine, le coeur absous de tout chagrin
On a troqué sa destinée contre des hauts, contre des bas
Rêves vendus à la criée pour faire le vendredi gras
Et c’est tout

On arrive à la cinquantaine, moitié déçu, moitié content
Un quart de joie, un quart de peine, et l’autre moitié aux enfants
On se souvient de sa jeunesse comme d’un joyeux chapardage
Au seuil de la prime vieillesse on pose un instant ses bagages
Et c’est tout

Et on repart vers la centaine, un demi-siècle dans les reins
Avec tout juste la moyenne à notre devoir de terrien
Comme elle est lointaine, la rive où l’on se couchera un jour
Il reste tant et tant à vivre qu’on pourra faire un long détour
Si tu veux, mon amour

Sylvain Lebel pour les paroles et Dominique Pankratoff pour la musique

Morus Bassanus

Le nom français est ‘Fou de Bassan’ . Les anglo-saxons le nomment Northern Gannet. Il est beau. Il est fou. Il plonge depuis plus de 40 mètres pour attraper sa pitance, parfois jusqu’à 10 mètres de fond au risque de sa vie. Il sait nager sous l’eau Il est fidèle en amour dit-on … Ces photos ont été prises sur la côte ouest de l’Irlande (Slea Head et Valentia Island) en juillet 2013

Fear a Bhata (The Boatman)

Un grand traditionnel celtique, né en Ecosse, ici interpreté par Niamh Parsons, une des plus belles voix folk d’Irlande, donc du monde 🙂

Une autre version tout aussi belle chantée par Karen Matheson, une des plus belles voix folk d’Ecosse, donc du monde aussi 🙂

Gaelic verses

Séist:

Séist:
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Mo shoraidh slàn leat ‘s gach àit’ an déid thu

‘S tric mi sealltainn on chnoc as àirde
Dh’fheuch am faic mi fear a’ bhàta
An tig thu ‘n-diugh na ‘n tig thu màireach
‘S mar tig thu idir gur truagh a tha mi

Tha mo chridhe-sa briste brùite
‘S tric na deòir a ruith o m’ shùilean
An tig thu nochd na ‘m bi mo dhùil riut
Na ‘n dùin mi ‘n doras le osna thùrsaich?

‘S tric mi faighneachd de luchd nam bàta
Am fac’ iad thu na ‘m bheil thu sàbhailt
Ach ‘s ann a tha gach aon dhiubh ‘g ràitinn
Gur gòrach mise ma thug mi gràdh dhut

Gheall mo leannan dhomh gùn dhen t-sìoda
Gheall e siud agus breacan rìomhach
Fàinn’ òir anns am faicinn ìomhaigh
Ach ‘s eagal leam gun dèan e dìochuimhn’

Ged a thuirt iad gun robh thu aotrom
Cha do lughdaich siud mo ghaol ort
Bidh tu m’ aisling anns an oidhche
Is anns a’ mhadainn bidh mi ‘gad fhaighneachd

Thug mi gaol dhut ‘s chan fhaod mi àicheadh
Cha ghaol bliadhna ‘s cha ghaol ràithe
Ach gaol a thòisich nuair bha mi ‘m phàiste
‘S nach searg a chaoidh gus an claoidh am bàs mi

Tha mo chàirdean gu tric ag innseadh
Gum feum mi d’ aogas a leig’ air dìochuimhn’
Ach tha ‘n comhairle dhomh cho dìomhain
‘S bi tilleadh mara ‘s i toirt lìonaidh

Bidh mi tuille tùrsach deurach
Mar eala bhàn ‘s i an dèidh a reubadh
Guileag bàis aic’ air lochan feurach
Is càch gu lèir an dèidh a trèigeadh


 

English translation

Chorus (after each verse):
Oh my boatman, na hóro eile
Oh my boatman, na hóro eile
Oh my boatman, na hóro eile
My farewell to you wherever you go

I often look from the highest hill
that I might see, oh boatman
Will you come tonight, or will you come tomorrow
Oh sorry will I be if you do not come at all

My heart is broken, bruised
Often tears are running down from my eyes
Will you come tonight, or will I wait up for you
Or close the door with a sad sigh?

I often ask of the boatmen
If they have seen you, if you are safe
But they all tell me
That I was foolish if I gave you love.

My darling promised me a gown of silk
That and a fine plait
A golden ring in which I’d see a likeness
But I fear that he shall forget.

Although they said you were flighty
That did not lessen my love for you
You are in my dreams at night
And in the morning I ask for you.

I gave you love and cannot deny
It’s not love that lasts a year or a season
But a love that began when I was a child
And that will not wither until death do take me.

My friends say often
That I must forget your image
But their counsel is as unfathomable to me
As is the returning tide.

I am all too sad and tearful
Like a white swan that has been torn
Sounding her death-call on a small grassy loch
Having been forsaken by all.

Petit poisson géomètre amoureux

J’ai d’abord pensé à un canular. Mais l’idée est si jolie que je mets cette vidéo en lien. C’est le nid d’amour crée par le petit poisson globe pour attirer sa douce. Si elle trouve la rosace à son goût, elle viendra pondre en son centre. Le même génie de décorateur existe chez les oiseaux jardiniers.


Un extrait de la BBC sur le même sujet