Pajaros Y Mariposas

Il semble que l’Equateur soit un des pays du monde où la biodiversité est la plus forte.  Il est vrai qu’on ne peut qu’être fasciné par la richesse de  la flore et de la faune que l’on rencontre.

Je n’en ai capté qu’une minuscule partie… Ici quelques oiseaux colibris, papillons et insectes rencontrés à Mindo, Guyaquil et…. je ne sais plus  où 🙂


 


 

Tarabita

Parmi tous les modes de déplacement dans les Andes, il y en a un qui m’est particulièrement sympathique : la tarabita.

En fait un simple câble tendu entre les bords d’une vallée et une nacelle. Le tout propulsé la plupart du temps par un moteur automobile récupéré ou adapté pour la circonstance. Les câbles ont des longueurs variables,  de quelques dizaines de mètres au kilomètre. On surplombe alors des paysages  à couper le souffle, parfois à plusieurs centaines de mètres de hauteur. Si les tarabitas sont aujourd’hui très appréciées des touristes, elles ont représenté pendant des années le moyen de transport privilégié pour certaines populations. Pour certains villages, ce lien reste indispensable. On évite ainsi des heures de marche pour se rendre au marché le plus proche


 



 

Calle

Des images de rue à la volée. La plupart de ces photos ont été prises depuis une voiture en marche ou bien lors d’une balade en ville. Leur côté furtif fait qu’elle sont souvent ratées techniquement. J’en retiens quelques unes cependant rescapées du ‘motion blur’ ou presque. Il n’y a en général pas de ‘préméditation’ sur le sujet ou le cadrage. J’hésite souvent à photographier des gens. J’ai l’impression de leur voler quelque chose. Mais j’ai été fasciné par les devantures, les boutiques et les petits magasins en général très colorés. Et souvent ils sont habités :-). Alors c’est  ‘comme ça vient’

Quant à la photo en exergue sur cet article,  elle fait partie des surprises. Un petit village sur la route entre Bahia de Caraques et Manta. Un cadrage chanceux. Deux mondes s’opposent. A gauche une monde féminin, couleur chaude, des fruits, des légumes, des mots, un sourire. A droite, un monde masculin, couleur froide du mur, et une porte fermée…


 


 

Mercado

L’Equateur c’est un pays qui produit tout ce qu’il mange. Ici aussi la diversité des paysages, des altitudes, des climats fait que l’agriculture produit en permanence des fruits, des légumes, de la viande, du poisson. Cela se perçoit lors d’une visite dans l’un des nombreux marchés couverts du pays. Les photos ont été prises à Otavalo et Cuenca, …

Chez moi si je vais acheter mon repas dans un marché couvert, c’est un luxe.  Ici c’est le supermarché qui semble luxueux.

Je me suis régalé plus d’une fois dans ces marchés. Je me souviens notamment d’un succulent ‘hornado’ à Cuenca avec mon guide Ramiro. Le tout arrosé d’un jus de coco…

Ah oui au fait, je n’ai jamais bu de jus de fruits aussi délicieux que dans ce pays. Guanabana, Naranjilla, Tomate de Arbol, Piña, Mora, Fresa, Naranja, Coco, Maracuya , Papaya,  Mango … et bien d’autres dont j’ai oublié le nom …  Un délice absolu.


On fabrique aussi en Equateur du camembert sous licence suisse. La boite présente une image du Cervin, une célèbre montagne  de Normandie .


 

Chimborazo

Le Chimborazo est un volcan d’Équateur culminant à 6 268 m d’altitude et situé près de Riobamba, à environ 180 km au sud de Quito. C’est le sommet le plus haut des Andes équatoriennes, qui domine une région de 50 000 km2, sa base faisant 20 km de diamètre.

Il est surnommé Taita Chimborazo, c’est-à-dire Papa Chimborazo, la mère étant Mama Tungurahua. Il figure sur les armoiries de l’Équateur. (ref : wikipedia)

Le sommet de ce volcan est semble-t-il le point le plus éloigné du centre de la terre. Mais le centre de la terre, c’est où ? Et si l’Everest est le plus haut sommet de la Terre relativement au niveau de la mer, c’est quoi le niveau de la mer ? Il y a des vagues, des marées …. Il n’en reste pas moins que de crapahuter sur les flancs de cette montagne mythique est un moment magnifique. 5120 mètres au dessus du niveau de la mer, c’est l’altitude atteinte ce jour là.




 

Cotopaxi

Le Cotopaxi est un volcan d’Équateur culminant à 5897 mètres d’altitude, situé au sud-est de Quito. Son éruption la plus importante date de 1877 lorsqu’il détruisit plusieurs villes et vallées. Il est protégé dans le parc national du Cotopaxi. L’Equateur est aussi un pays de montagne et de volcans. J’avais le nom de cette montagne en tête depuis plusieurs semaines. Aujourd’hui je vais gravir cette pente. Je n’irai pas au sommet, c’est hors de mes compétences. Pour aller au sommet, il faut marcher sur le glacier avec des crampons, marcher la nuit car la journée la glace fond très vite. On est en haute altitude, mais on reste sous les tropiques et les températures sont bien moins basses que chez nous.

A l’entrée du parc, on prend le temps d’une petite infusion de feuilles de coca.  Cela donne des forces pour monter affirme le guide local.

Tout est chamboulé pour moi. Lorsqu’on est à Quito, on est à 2800m d’altitude. C’est l’altitude  des pistes de ski que nous connaissons en Suisse. Le parking pour commencer la marche est ici à plus de 4500 mètres ?? Des dizaines de voitures n’arrivent même pas à ce parking et restent en rade le long de la piste. Des gens avec des petites chaussures de ville tentent de monter dans la poussière volcanique. Dans la pente, un petit garçon perd connaissance.  Mon guide se précipite pour leur prodiguer des conseils : redescendre immédiatement, ne pas laisser l’enfant s’endormir, des conséquences neurologiques sont possibles.

La montée jusqu’au refuge ‘Jose Rivas’ (4864 mètres) prendra plus d’une heure. Plus d’une heure pour gagner environ 300 mètres de dénivellation. Des tout petits pas, trouver son souffle. On se sent comme un poisson rouge hors de son bocal. Mais où est l’oxygène ?

Le guide me propose d’aller encore plus haut. Depuis le refuge, encore une heure, on peut atteindre le bas du glacier, passer les 5000 …
C’est ok. Je vais cracher ce qu’il me reste de poumons et atteindre la glace.

On redescend. On quitte le parc dans un paysage lunaire.
En langue indienne, Cotopaxi peut se traduire par ‘ Le cou de la Lune’ Dans certaines conditions, la pleine lune vient ‘se poser’ sur le sommet du volcan…

 


 

Amazonie (2)

Ici on est au cœur de la forêt pluviale. C’est humide en effet. On ne marche qu’avec des bottes en caoutchouc. La chaleur est constante. Tout reste humide. Les pages de mon passeport sont gondolées au bout de deux jours.

Les caches de mes objectifs photo sont humides. Mes chaussettes ne sèchent pas. Il y a de l’électricité surle site entre 18h00 et 22h00 . C’est un générateur qui assure ce service. On a aussi un peu de courant le matin entre 04h00 et 07h00. Il faut penser à ses chargeurs, et vivre en permanence avec une lampe de poche.

Pas de réseau. Cinq jours sans Internet. Vais-je survivre ?

Premier soir : marche de nuit dans la forêt. Un cricket gros comme un demi coquelet.

Puis quatre jours incroyables , des oiseaux, des insectes, des plantes, des fleurs , des papillons…

Et la nuit est pleine de chants, de sifflements, de hurlements, de plaintes…

Nous partons à la recherche d’un oiseau criard ….  Deux heures de marche pour une photo pas terrible. Il est vrai que tout est difficile. Les objectifs sont souvent humides.  Mais l’essentiel est invisible par la caméra…



Demain 6h00 le petit-déjeuner. Il y aura du poisson cru…


 

Amazonie (1)

Depuis Quito il suffit de 35 minutes d’avion pour arriver à Coca (Puerto Francisco De Orellana). Un aéroport sommaire, quelques PC6 pour survoler la forêt. Les Airbus font des prouesses pour assurer la liaison. On est déjà au cœur de l’Amazonie équatorienne.

On embarque sur de longues pirogues. Une vingtaine de places, deux Yamaha 100 cv couplés. Ça pousse…

Vamos. Trois heures de navigation sur le Rio Napo.

Ensuite une petite marche d’approche pour embarquer sur des pirogues. Une petite heure encore et …

A l’arrivée, un petit paradis..


 

Music :

Vanessa Da Mata-Não Me Deixe Só  /  Los Nocheros-Victoria


 

Quito

Quito est la capitale de l’Équateur et de la province de Pichincha. La ville s’étend du nord au sud sur 50 km de longueur, à une altitude de 2 850 m, sur les flancs du volcan Guagua Pichincha.

Au centre de la ville se trouve la colline de El Panecillo . A son sommet, une statue géante de la vierge protectrice. Elle regarde vers le quartier nord, le quartier riche, elle regarde vers le quartier historique classé au patrimoine mondial en 1978 par l’UNESCO.

Elle tourne le dos au sud de la ville, elle tourne le dos aux quartiers populaires. C’est ce qu’on dit ici.

Quito sous le soleil, une lumière d’une pureté exceptionnelle. Les monuments blancs dans un ciel bleu intense. Ce sera mon souvenir visuel.

Mon souffle court au premier jour de la visite dans les ruelles en pente.  Ce sera mon souvenir corporel.

L’agitation de la ruelle de la Ronda le vendredi soir et ses bars pleins de musique. Ce sera mon souvenir auditif.

Un verre de canelazo sera mon souvenir gustatif.

Magnifique Quito.

 

 

Ecuador 2014

Voici le premier post consacré à mon voyage en Equateur.

Près de quatre semaines dans les différentes régions de ce pays. En arrivant je n’en savais pas grand chose. Au lendemain de mon retour je commence à réaliser. Je dois me rendre à l’évidence.  Il me faudra des jours, des semaines pour intégrer toutes ces images, ces lieux, ces paysages, ces goûts et ces personnes rencontrées.

Ce petit pays d’Amérique Latine possède une diversité incroyable de lieux, d’ambiances, de cultures. Son histoire est riche. Simon Bolivar y côtoie Atahualpa, le dernier Inca.  La conquête espagnole  a laissé des monuments , la religion et la langue.

La partie orientale est dans le bassin versant de l’Amazone. c’est la forêt pluviale qui domine. Richesse de flore et de faune incroyable .

Au centre, les Andes et les volcans. On grimpe à 6 268 mètres au sommet du Chimborazo.  Dans toutes les provinces andines on rencontre des communautés indiennes attachées à leurs cultures, leurs vêtements, leurs fêtes. 

A l’ouest, la région côtière en bordure de l’océan Pacifique possède des plages sublimes, des stations balnéaires. On y croise des baleines et des oiseaux marins. On y mange des poissons et des fruits de mer délicieux.

Il y a aussi les Galapagos. Ce sera pour mon prochain voyage 🙂


 

So Long Pete

Au début de cette année est mort Pete Seeger. Un peu dans l’anonymat. Enfin peut-être de ce côté-ci de la gouille atlantique.

J’ai repensé à quelque années maintenant lointaines. Pete Seeger c’est quelques chansons mythiques comme ‘if I Had A Hammer’… rendue célèbre chez nous par quelques chanteurs yéyé : Si j’avais un marteau … en effet . C’est Claude François qui à rendu célèbre cette chanson par chez nous. Mais rien à voir avec l’énergie de l’original.



Et puis Pete Seeger c’est aussi le partisan des mouvements pour les droits civiques aux USA, l’inspirateur de nombreux artistes, Dylan, Springsteen,  Baez. C’est l’homme qui a popularisé la chanson ‘ We shall overcome’ qui est devenue  un hymne des opposants pacifistes.

C’est aussi le compagnon de route de Woodie Guthry.

Alors voilà. Juste pour la mémoire de ce ‘nice guy’, une très belle chanson , je devrais dire cantique

THE WATER IS WIDE

The water is wide, I cannot cross over,
And neither have I wings to fly,
Give me a boat that can carry two,
And both shall row – my love and I.

A ship there was, and she sails the sea,
She’s loaded deep as deep can be,
But not so deep as the love I’m in,
And I know not how, I sink or swim.

I leaned my back up against some young oak,
Thinking he was a trusty tree,
But first he bended and then he broke,
And thus did my false love to me.

I put my hand into some soft bush,
Thinking the sweetest flower to find.
I pricked my finger to the bone,
And left the sweetest flower alone.

Oh, love is handsome, love is fine,
Gay as a jewel, when first it is new,
But love grows old, and waxes cold,
And fades away, like summer dew.

The seagulls wheel, they turn and dive,
The mountain stands beside the sea.
This world we know turns round and round,
And all for them – and you and me.

Traditional;  New Last Verse by Pete Seeger (1982)
© 1993 by Sanga Music, Inc.


 

La plainte du renardeau

25 avril 2014

Ce soir des cris étranges me font tendre l’oreille. Je pense à un oiseau qui meurt, une corneille en détresse, un animal en fin de vie ou en train de souffrir. Mais peut-être aussi à un accouplement de chats, enfin, je ne pense à rien

Il pleut assez fort et cette plainte ne me parvient que par bribes, à travers la vitre de la véranda. Je sors une première fois pour essayer de comprendre. Sans succès. L’an passé à la même époque un son déchirant m’avait déjà fait renoncer à l’attention quasi obsessionnelle que je porte à mon écran d’ordinateur. C’était une panique de mort imminente, ou du moins je l’avais perçue comme telle. Dans la nuit, des meurtres sont commis. Des animaux en mangent d’autres.

Les plaintes persistent même après que je fus rentré. Je remets ma membrane sur les épaules (oui on ne dit plus pèlerine de nos jours), et je sors une nouvelle fois sous cette pluie obstinée. Je croise une femme qui promène son chien.Je suis en short et en pantoufles sous une pluie battante. J’échange quelques mots pour ne pas passer pour un, pour un …. un je ne sais quoi. Elle me dit avoir vu un animal qui s’est enfui. Elle s’éloigne. Je la soupçonne d’être un peu inquiète à me voir ainsi accoutré sous le déluge. Je l’aperçois alors juste dans le parking de l’immeuble qui jouxte ma maison. Un petit renard. Il n’est pas bien vieux, et il n’a pas encore appris que les renards doivent rester discrets. C’est lui qui émet cette plainte affreuse et obsédante, cette plainte que j’assimile à un cri de mort et qui est en fait le chant de vie d’un renardeau qui débarque sur cette terre. Comment se peut-il que je confonde le son de la mort et la musique d’une vie naissante.

Je souhaite pouvoir le photographier, lui, ses frères et sœurs s’il y en a, comme les petits nés l’an passé, sous la cabane au fond du jardin.

ILS SONT ICI

Bientôt peut-être, ils me rendront visite.

PS : je mets en ligne une petite vidéo… c’est le cri du renardeau 🙂 Merci à leurs auteurs

Triste Sina

Un jour de chaleur écrasante, je faisais la route en voiture au centre du Portugal,  en direction du sud, de l’Algarve.

Je croisais sur un océan d’ oliviers.

Au cours d’un arrêt pour un plein d’essence, j’ai acheté une cassette de chansons d’ Amalia Rodrigues. En reprenant la route, j’ai inséré la cassette dans mon lecteur. La première chanson a été ‘ Triste Sina’ . Deux kilomètres plus loin, je me suis arrêté sur le bord de la route car mes lunettes de soleil étaient pleines de buée… Depuis ce jour, chaque fois que j’entends cette chanson,  l’émotion me gagne …



 

Gendarmes – Firebugs

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Quand j’étais petit on les nommait gendarmes…. Je n’ai jamais compris pourquoi. En anglais, ils sont ‘Firebugs’ , les punaises de feu. Cela me semble plus conforme… Au printemps, ils pullulent dans le jardin et s’accouplent avec la plus grande indécence aux yeux du monde. Je n’ai pas publié certaines images car je crains pour ma réputation… Je ne souhaite pas passer pour un pornographe entomologique .

Niamh Parsons – Clohinne Winds

Rien à ajouter…. just listen

 

The shadows fell across the room as I lay down to rest
A storm was raging deep inside my head
I fell into a restless sleep
Of crazy changing dreams
But woke to find you standing by my bed

(chorus)

Clohinne winds were blowing when you called me
First you spoke my name
Your voice was still the same
You beckoned me
and I arose To follow where you led
Out among the wild Clohinne hills

The mountain mist had lent an eerie whiteness to the hill
The silver spider threadings caught my face
You darted through the bracken
Trailing stardust in your wake
I knew you’d stop beside our sacred place

(Chorus)

You stopped upon the fairy hill beneath the hawthorn tree
I thought I heard a lonely banshee wail
You held your hand towards me
And I reached to touch your face
But woke to find that you were just a dream

(Chorus)

The years have passed
And I am growing weary of this earth
The magic of the dream alludes me still
I’ve lain beneath the fairy tree
I’ve shouted to the moon
I am the haunted woman of the hill

(Chorus)

[I still call out your name of my son to the moon.]