Fear a Bhata (The Boatman)

Un grand traditionnel celtique, né en Ecosse, ici interpreté par Niamh Parsons, une des plus belles voix folk d’Irlande, donc du monde 🙂

Une autre version tout aussi belle chantée par Karen Matheson, une des plus belles voix folk d’Ecosse, donc du monde aussi 🙂

Gaelic verses

Séist:

Séist:
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Mo shoraidh slàn leat ‘s gach àit’ an déid thu

‘S tric mi sealltainn on chnoc as àirde
Dh’fheuch am faic mi fear a’ bhàta
An tig thu ‘n-diugh na ‘n tig thu màireach
‘S mar tig thu idir gur truagh a tha mi

Tha mo chridhe-sa briste brùite
‘S tric na deòir a ruith o m’ shùilean
An tig thu nochd na ‘m bi mo dhùil riut
Na ‘n dùin mi ‘n doras le osna thùrsaich?

‘S tric mi faighneachd de luchd nam bàta
Am fac’ iad thu na ‘m bheil thu sàbhailt
Ach ‘s ann a tha gach aon dhiubh ‘g ràitinn
Gur gòrach mise ma thug mi gràdh dhut

Gheall mo leannan dhomh gùn dhen t-sìoda
Gheall e siud agus breacan rìomhach
Fàinn’ òir anns am faicinn ìomhaigh
Ach ‘s eagal leam gun dèan e dìochuimhn’

Ged a thuirt iad gun robh thu aotrom
Cha do lughdaich siud mo ghaol ort
Bidh tu m’ aisling anns an oidhche
Is anns a’ mhadainn bidh mi ‘gad fhaighneachd

Thug mi gaol dhut ‘s chan fhaod mi àicheadh
Cha ghaol bliadhna ‘s cha ghaol ràithe
Ach gaol a thòisich nuair bha mi ‘m phàiste
‘S nach searg a chaoidh gus an claoidh am bàs mi

Tha mo chàirdean gu tric ag innseadh
Gum feum mi d’ aogas a leig’ air dìochuimhn’
Ach tha ‘n comhairle dhomh cho dìomhain
‘S bi tilleadh mara ‘s i toirt lìonaidh

Bidh mi tuille tùrsach deurach
Mar eala bhàn ‘s i an dèidh a reubadh
Guileag bàis aic’ air lochan feurach
Is càch gu lèir an dèidh a trèigeadh


 

English translation

Chorus (after each verse):
Oh my boatman, na hóro eile
Oh my boatman, na hóro eile
Oh my boatman, na hóro eile
My farewell to you wherever you go

I often look from the highest hill
that I might see, oh boatman
Will you come tonight, or will you come tomorrow
Oh sorry will I be if you do not come at all

My heart is broken, bruised
Often tears are running down from my eyes
Will you come tonight, or will I wait up for you
Or close the door with a sad sigh?

I often ask of the boatmen
If they have seen you, if you are safe
But they all tell me
That I was foolish if I gave you love.

My darling promised me a gown of silk
That and a fine plait
A golden ring in which I’d see a likeness
But I fear that he shall forget.

Although they said you were flighty
That did not lessen my love for you
You are in my dreams at night
And in the morning I ask for you.

I gave you love and cannot deny
It’s not love that lasts a year or a season
But a love that began when I was a child
And that will not wither until death do take me.

My friends say often
That I must forget your image
But their counsel is as unfathomable to me
As is the returning tide.

I am all too sad and tearful
Like a white swan that has been torn
Sounding her death-call on a small grassy loch
Having been forsaken by all.

Petit poisson géomètre amoureux

J’ai d’abord pensé à un canular. Mais l’idée est si jolie que je mets cette vidéo en lien. C’est le nid d’amour crée par le petit poisson globe pour attirer sa douce. Si elle trouve la rosace à son goût, elle viendra pondre en son centre. Le même génie de décorateur existe chez les oiseaux jardiniers.


Un extrait de la BBC sur le même sujet


 

Pour Fêter Une Enfance

Un magnifique texte de Saint-John PERSE. L’éloge de l’enfance… pour conjurer la nostalgie ??

Palmes… !
Alors on te baignait dans l’eau-de-feuilles-vertes ; et l’eau encore était du soleil vert ;et les servantes de ta mère, grandes filles luisantes, remuaient leurs jambes chaudes près de toi qui tremblais…
(Je parle d’une haute condition, alors, entre les robes, au règne de tournantes clartés.)

Palmes!

et la douceur d’une vieillesse des racines… !

La terre alors souhaita d’être plus sourde, et le ciel plus profond où des arbres trop grands, las d’un obscur dessein, nouaient un pacte inextricable…
(J’ai fait ce songe,dans l’estime:un sûr séjour entre les toiles enthousiastes.)
Et les hautes racines courbes célébraient
l’en allée des voies prodigieuses, l’invention des voûtes et des nefs;

et la lumière alors, en de plus purs exploits féconde, inaugurait le blanc royaume où j’ai mené peut-être un corps sans ombre…
(Je parle d’une haute condition, jadis, entre des hommes et leurs filles, et qui mâchaient de telle feuille.)
Alors les hommes avaient
une bouche plus grave, les femmes avaient des bras plus lents ;
alors, de se nourrir comme nous de racines, de grandes bêtes taciturnes s’ennoblissaient ;
et plus longues sur plus d’ombre se levaient les paupières…
(J’ai fait ce songe, il nous a consumés sans reliques.)

Continue reading “Pour Fêter Une Enfance”

L’université de la mer

IMG_3428

LA MER

J’ai besoin de la mer car elle est ma leçon :
je ne sais si elle m’enseigne la musique ou la conscience :
je ne sais si elle est vague seule ou être profond
ou seulement voix rauque ou bien encore conjecture
éblouissante de navires et de poissons.
Le fait est que même endormi
par tel ou tel art magnétique je circule
dans l’université des vagues.

I1 n’y a pas que ces coquillages broyés
comme si une planète tremblante
annonçait une lente mort,
non, avec le fragment je reconstruis le jour,
avec le jet de sel, la stalactite,
et avec une cuillerée de mer, la déesse infinie.

Ce qu’elle
m’a appris, je le conserve! C’est
l’air, le vent incessant, l’eau et le sable.

Cela semble bien peu pour l’homme jeune
qui vint ici vivre avec ses feux et ses flammes,
et pourtant ce pouls qui montait
et descendait à son abîme,
le froid du bleu qui crépitait
et l’effritement de l’étoile,
le tendre éploiement de la vague
qui gaspille la neige avec l’écume,
le pouvoir paisible et bien ferme
comme un trône de pierre dans la profondeur,
remplacèrent l’enceinte où grandissait
la tristesse obstinée, accumulant l’oubli,
et soudain mon existence changea:
j’adhérai au mouvement pur.

-Pablo Neruda-

Alfonsina y el mar

Une chanson composée par Ariel Ramirez (compositeur connu pour sa Missa Criola) sur des paroles de Felix Luna. C’est un hommage à la poétesse argentine Alfonsina Sorni qui est entrée dans l’écume par un sentier sans retour. Cette chanson immortalisée par Mercedes Sosa entre autres est interprétée ici par Avishai Cohen, magnifique musicien israélien, accompagné de sa seule contrebasse.

Une autre version sur Daily Motion ici

Les paroles sont ici

Continue reading “Alfonsina y el mar”

O Solitude

La musique est de Henry Purcell …  vraiment  beau

Katherine Fowler Philips (née le 1er janvier 1631, décédée le 22 juin 1664), dite l’incomparable Orinde (“the matchless Orinda”) est une poétesse anglo-galloise, connue notamment en raison de la reprise de son poème “O solitude” par Henry Purcell. Mais c’est une traduction, je crois, d’un texte en français d’ Antoine Girard de Saint-Amant (1594-1661), “La solitude”

Une version sublime de Andreas Scholl ..

[esplayer url=”http://www.paroge.com/wp-content/uploads/2013/05/Purcell-O-Solitude-My-Sweetest-Choice-Andreas-Scholl.mp3″ width=”200″ height=”25″]

Une version non moins sublime (mais plus jazzy) du Branford Marsalis quartet

[esplayer url=”http://www.paroge.com/wp-content/uploads/2013/05/Branford-Marsalis-Quartet-O-Solitude.mp3″ width=”200″ height=”25″]

Les paroles sont ici

Continue reading “O Solitude”

Filo

Si tu réponds immédiatement à une question que l’on te pose, cela ne signifie pas que tu possèdes la réponse.

Si tu ne réponds pas à une question que l’on te pose, cela ne signifie pas que tu ne possèdes pas la réponse.

(Lao Mermin)

Morning Has Broken

MorningHasBroken

Morning has broken, like the first morning
Blackbird has spoken, like the first bird
Praise for the singing, praise for the morning
Praise for the springing fresh from the word

Sweet the rain’s new fall, sunlit from heaven
Like the first dewfall, on the first grass
Praise for the sweetness of the wet garden
Sprung in completeness where his feet pass

Mine is the sunlight, mine is the morning
Born of the one light, Eden saw play
Praise with elation, praise every morning
God’s recreation of the new day

Eleanor Farjeon (1881 – 1965)

Dernier

Je n’avais jamais ressenti comme aujourd’hui l’urgence qu’il y a à voir, à regarder, à entendre… car chaque couleur, chaque battement d’aile, chaque regard, chaque claquement de doigts, chaque murmure, chaque amour, …. est le dernier.