Portes

Porte ouverte, porte fermée, porte dérobée, porte cochère, porte blindée, porte accueillante, porte condamnée, porte d’entrée, porte de sortie, porte coulissante, porte fenêtre …

 

Pater Noster

Notre père qui êtes aux cieux…. Tu as une idée ?… Non ?  Ah bon … Ce serait pourtant bien perçu ici bas…



 

J’atteste

J’atteste qu’il n’y a d’Être humain
que celui dont le cœur tremble d’amour
pour tous ses frères en humanité,
celui qui désire ardemment
plus pour eux que pour lui-même
liberté, paix, dignité,
celui qui considère que la Vie
est encore plus sacrée
que ses croyances et ses divinités.
J’atteste qu’il n’y a d’Être humain
que celui qui combat sans relâche la haine
en lui et autour de lui,
celui qui dès qu’il ouvre les yeux au matin
se pose la question :
Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre
ma qualité et ma fierté d’être homme ?

— Abdellatif Laâbi–

Son site 

 

Donde Estas ????

Où es-tu … Dieu des ignorants ,  Dieu des pauvres, des enfants abandonnés, des paysans sans terre …..

Entendras-tu ma chanson ????

Donde estas
Donde estaras
Dios de todos los hombres
Donde estas
Dios del obrero
Dios del desemplado
Dios del pobre
Dos del triste
Dios mio
Donde estas
Dios de madres habatidas
Dios, de niños habandonados
De niños trabajadores
Donde estas
Dios del campesino
Sin tierra y estropeados
Dios de presidiario inocente
Dios del hombre humillado
Dios de animal extinguido
Del invalido, del enfermo,
Del caido
En una cama postrado
Donde estas!
Te estoy llamando
Dios de niños
Muertos de hambre
Dios de hombres,
Ignorantes, sin escuela
Dios, de analfabeta explotado¡donde estas!
Dios de raza cautiva
Dios ecologico
Sin bombas radioactivas
Donde estas diosito
Donde estas hermano
Donde esta dios amigo
Para que escuches mi canto
para que escuches mi canto
para que escuches mi canto
para que escuches mi cantodonde estas te estoy llamando
(para que escuches mi canto)
yo se que escuchas padre santo
(para que escuches mi canto)
y yo se que estas a mi lado
(para que escuches mi canto)
cuando me despierte cuando estoy desesperado
(para que escuches mi canto)
pero alivia las lágrimas de los que siempre te han amado
(para que escuches mi canto)
las angustias de los que todo le han robado
(para que escuches mi canto)
de los que salen a la calle confiando en ti padre santo
(para que escuches mi canto)
para que escuches mi canto
para que escuches mi canto
para que escuches mi canto
para que escuches mi canto
Où es-tu
Où seras-tu
Dieu de tous les hommes
Où es-tu
Dieu de l’ouvrier
Dieu du chômeur
Dieu du pauvre
Dieu de l’homme triste
Mon dieu
Où es-tu
Dieu des mères maltraitées
Dieu  des enfants abandonnés
Dieu des  enfants au travail
Où es-tu
Dieu du paysan
Sans terre et maltraité
Dieu du prisonnier innocent
Dieu de l’homme humilié
Dieu des animaux disparus
de l’invalide, du malade,
de ceux qui sont tombés
Prostrés sur sur un lit
Où es-tu!
je t’appelle
Dieu des enfants
Morts de faim
Dieu des hommes,
Ignorants,  sans  école
Dieu, des illettrés exploités
Où es-tu!Dieu des peuples  captifs
Dieu écologique
Sans  bombes radioactives
Où-est-il  ce petit dieu
Où es tu mon frère
Où es-tu dieu ami
Où es-tu ?
Pour que tu puisses entendre ma chanson
…Où es-tu lorsqu’on t’appelle
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)
Je sais que tu entends Saint-Père
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)
Et je sais que tu es avec moi
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)
Quand je me réveille quand je suis désespéré
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)
Mais il soulage les larmes de ceux qui t’ont toujours aimé
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)
L’angoisse de ceux qui ont volé
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)
de ceux qui sortent de te faire confiance Saint-Père
(Pour que tu puisses entendre ma chanson)(Pour que tu puisses entendre ma chanson)…

 

Albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

— Charles Beaudelaire —


 

” bon c’est pas un Albatros sur la photo ,  c’est un fou …. mais ça ne change pas le sens du poème …’ enfin je crois ???  Non ???  Bon … la prochaine fois je photographierai un Albatros…”

 

 

PS c’est vrai qu’on est cerné par les connards…. mais Dieu n’y est peut-être pas pour rien ???

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Le site de KADEY    ….. il a du talent


 

747

Y’a un mec qui a inventé le Jumbo Jet 747… pis y’a un mec qui a inventé le plateau repas qui est servi dans le Jumbo Jet 747…
Mais de quoi donc se souvient le passager lambda lors d’un vol ???  Eh bien oui il se souvient plus du plateau repas que du Jumbo Jet 747  …
Y’a pas vraiment de justice… mais c’est peut-être que l’avion est une invention géniale qui fonctionne bien et donc on l’oublie , alors que le plateau repas c’est de la merde et on a que ça à manger ??? …
Vaste question…


 

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Chat, Tartine…

« Si une tartine tombe toujours du côté beurré, et qu’un chat retombe toujours sur ses pattes, que se passe-t-il si on laisse tomber un chat sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ? »


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La plainte du renardeau

25 avril 2014

Ce soir des cris étranges me font tendre l’oreille. Je pense à un oiseau qui meurt, une corneille en détresse, un animal en fin de vie ou en train de souffrir. Mais peut-être aussi à un accouplement de chats, enfin, je ne pense à rien

Il pleut assez fort et cette plainte ne me parvient que par bribes, à travers la vitre de la véranda. Je sors une première fois pour essayer de comprendre. Sans succès. L’an passé à la même époque un son déchirant m’avait déjà fait renoncer à l’attention quasi obsessionnelle que je porte à mon écran d’ordinateur. C’était une panique de mort imminente, ou du moins je l’avais perçue comme telle. Dans la nuit, des meurtres sont commis. Des animaux en mangent d’autres.

Les plaintes persistent même après que je fus rentré. Je remets ma membrane sur les épaules (oui on ne dit plus pèlerine de nos jours), et je sors une nouvelle fois sous cette pluie obstinée. Je croise une femme qui promène son chien.Je suis en short et en pantoufles sous une pluie battante. J’échange quelques mots pour ne pas passer pour un, pour un …. un je ne sais quoi. Elle me dit avoir vu un animal qui s’est enfui. Elle s’éloigne. Je la soupçonne d’être un peu inquiète à me voir ainsi accoutré sous le déluge. Je l’aperçois alors juste dans le parking de l’immeuble qui jouxte ma maison. Un petit renard. Il n’est pas bien vieux, et il n’a pas encore appris que les renards doivent rester discrets. C’est lui qui émet cette plainte affreuse et obsédante, cette plainte que j’assimile à un cri de mort et qui est en fait le chant de vie d’un renardeau qui débarque sur cette terre. Comment se peut-il que je confonde le son de la mort et la musique d’une vie naissante.

Je souhaite pouvoir le photographier, lui, ses frères et sœurs s’il y en a, comme les petits nés l’an passé, sous la cabane au fond du jardin.

ILS SONT ICI

Bientôt peut-être, ils me rendront visite.

PS : je mets en ligne une petite vidéo… c’est le cri du renardeau 🙂 Merci à leurs auteurs

Filo (2)

” Un sot plein de savoir est plus sot qu’un autre homme.”

– Jean De La Fontaine –  (Lettre à Jean Racine)