Concha Buika


”Concha Buika, dite Buika, née María Concepción Balboa Buika, est une chanteuse espagnole d’origine équato-guinéenne, née le à Palma de Majorque (Espagne). Elle grandit parmi des gitans et sa musique mêle le flamenco avec le soul, le jazz, le funk et la copla. La voix de Buika possède à la fois les inflexions rauques d’une diva du jazz, les mélismes d’une grande du flamenco et le tempo d’une reine africaine1.”

bon ça c’est wikipédia qui le dit …. moi ce que je sais c’est qu’elle me fait dresser les poils …  un immense talent dans son art métissé … j’adore

 

 



Todo Cambia —– tout change


Une magnifique chanson interprétée par la magnifique Mercedes Sosa…. tout change… oui tout change … et moi aussi je change …. cela n’est pas étrange…. que je change

Une traduction des paroles :


Ce qui est superficiel change
Ce qui est profond aussi
La mode de pensée change
Tout change en ce monde

Le climat change avec les années
Le berger change son troupeau
Et ainsi, comme tout change,
Il n’est pas étrange que je change aussi

Le diamant le plus fin change
De main en main, sa brillance
Le petit oiseau change son nid
Un amant change son sentiment

Le marcheur change de direction
Même si cela lui fait mal
Et ainsi, comme tout change,
Il n’est pas étrange que je change aussi

Ca change, tout change (x4)

Le soleil change dans sa course
Quand la nuit subsiste
La plante change et se vêtit
De vert au printemps

Le fauve change de pelage
Le vieux monsieur change de cheveux
Et ainsi, comme tout change,
Il n’est pas étrange que je change aussi

Mais mon amour ne change pas
Qu’importe la distance à laquelle je me trouve
Ni le souvenir, ni la douleur
De mon peuple et de mes gens

Ce qui a changé hier
Devra changer demain
Tout comme moi je change
Sur cette terre lointaine

Ca change, tout change (x4)

Mais mon amour ne change pas
Qu’importe la distance à laquelle je me trouve
Ni le souvenir, ni la douleur
De mon peuple et de mes gens

Ce qui a changé hier
Devra changer demain
Tout comme moi je change
Sur cette terre lointaine

Ca change, tout change…

Nardis….

Ai-je choisi la bonne route ?  C’est une question que chaque homme peut se poser un jour … Lorsque j’avais 20 ans, je souhaitais être prix Nobel de physique, champion du monde de  voile,  pianiste de jazz … et plein d’autres choses …. un petit peu mégalo ?  …. J’ai fini par être prof de math dans un collège… bon … c’est pas si mal …. mais quand même… chaque fois que j’entends Bill Evans …. je reçois une claque  …. cette musique est trop belle. …. et des noms reviennent  : Larry Bunker, Scott La Faro, Paul Motian, Chuck Israels….  et je me prends un gros coup de blues en pleine poire … La bonne route ?

Et si j’avais plutôt étudié vraiment le piano ?


 

 


 

J’atteste

J’atteste qu’il n’y a d’Être humain
que celui dont le cœur tremble d’amour
pour tous ses frères en humanité,
celui qui désire ardemment
plus pour eux que pour lui-même
liberté, paix, dignité,
celui qui considère que la Vie
est encore plus sacrée
que ses croyances et ses divinités.
J’atteste qu’il n’y a d’Être humain
que celui qui combat sans relâche la haine
en lui et autour de lui,
celui qui dès qu’il ouvre les yeux au matin
se pose la question :
Que vais-je faire aujourd’hui pour ne pas perdre
ma qualité et ma fierté d’être homme ?

— Abdellatif Laâbi–

Son site 

 

PENTATONIC

La gamme pentatonique …. on devrait plutôt dire les gammes pentatoniques… pour ceux qui ont fait du solfège,  une gamme à cinq degrés …. mais faut-il la jouer sur le clavier d’un piano ? sur les cordes d’un oud ? sur les lames d’un balafon ? …. ou tout simplement se laisser guider par un artiste comme Bobby McFerrin ?


 


 


 

Cette présentation s’est tenue dans le cadre du World Science Festival ….

 

Albatros

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

À peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid !
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l’archer ;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l’empêchent de marcher.

— Charles Beaudelaire —


 

” bon c’est pas un Albatros sur la photo ,  c’est un fou …. mais ça ne change pas le sens du poème …’ enfin je crois ???  Non ???  Bon … la prochaine fois je photographierai un Albatros…”

 

 

PS c’est vrai qu’on est cerné par les connards…. mais Dieu n’y est peut-être pas pour rien ???

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Le site de KADEY    ….. il a du talent


 

La guerre des oeufs à la coque

Un Ministre de Lilliput raconte à Gulliver l’origine de la guerre entre l’Empire de Lilliput et l’Empire de Blefuscu :

 

Ces deux formidables puissances se trouvent engagées depuis trente-six lunes dans une guerre à mort, et voici quelle en fut l’occasion. Chacun sait qu’à l’origine, pour manger un œuf à la coque, on le cassait par le gros bout. Or, il advint que l’aïeul de notre Empereur actuel, étant enfant, voulut manger un œuf en le cassant de la façon traditionnelle, et se fit une entaille au doigt. Sur quoi l’Empereur son père publia un édit ordonnant à tous ses sujets, sous peine des sanctions les plus graves, de casser leurs œufs par le petit bout. Cette loi fut si impopulaire, disent nos historiens, qu’elle provoqua six révoltes, dans lesquelles un de nos Empereurs perdit la vie, un autre sa Couronne. Ces soulèvements avaient chaque fois l’appui des souverains de Blefuscu et, lorsqu’ils étaient écrasés, les exilés trouvaient toujours un refuge dans ce Royaume. On estime à onze mille au total le nombre de ceux qui ont préféré mourir plutôt que de céder et de casser leurs œufs par le petit bout. On a publié sur cette question controversée plusieurs centaines de gros volumes ; mais les livres des Gros-Boutiens sont depuis longtemps interdits et les membres de la secte écartés par une loi de tous les emplois publics. Au cours de ces troubles, les Empereurs de Blefuscu nous ont, à maintes reprises, fait des remontrances par leurs ambassadeurs, nous accusant d’avoir provoqué un schisme religieux et d’être en désaccord avec les enseignements que notre grand prophète Lustrog donne au chapitre cinquante-quatre du Blundecral (c’est le nom de leur Coran). Cela s’appelle, bien sûr, solliciter les textes. Voici la citation : « Tous les vrais fidèles casseront leurs œufs par le bout le plus commode. » Quel est le plus commode ?     On doit, à mon humble  avis, laisser à chacun le soin d’en décider selon sa conscience ou s’en remettre alors à l’autorité du premier magistrat. Or les Gros-Boutiens exilés ont trouvé tant de crédit à la Cour de l’Empereur de Blefescu et chez nous tant d’aide et d’encouragements secrets que depuis trente-six lunes, une guerre sanglante met aux prises les deux Empires, avec des fortunes très diverses ; elle nous a coûté, jusqu’à présent, la perte de quarante vaisseaux de ligne, d’une quantité d’autres navires, ainsi que de trente mille de nos meilleurs matelots ou soldats, et l’on estime que les pertes de l’ennemi sont encore plus considérables. Il vient cependant d’armer une flotte redoutable et s’apprête à débarquer sur nos côtes.

— Jonathan Swift —

Tungurahua

Le Tungurahua crache encore régulièrement des rivières de lave et des colonnes de cendres impressionnantes. Ces dernières années les populations locales sont régulièrement évacuées. Dernière évacuation début 2014.

Dans la tradition indienne Tungurahua signifierait ‘gorge chaude’ . On ‘la’ nomme  Mama Tungurahua. Dans ce pays les volcans sont hommes ou femmes. Tungurahua est donc une fille. Dans sa jeunesse, elle a eu deux prétendants, volcans eux aussi. Chimborazo et Cotopaxi qui se sont fait une guerre terrible pour séduire la belle Tungurahua . Et quand deux volcans aussi grands se disputent, ça fait du grabuge. C’est Chimborazo qui a remporté les faveurs de la ‘jeune fille’ devenant ainsi Taita Chimborazo : papa Chimborazo. Ensemble ils ont eu un fils : Guaga Pinchincha (bébé Pinchincha) qui est le volcan qui domine Quito.  Mais les caprices du bébé ont mis la maman dans une grande colère et depuis Mama Tungurahua crache régulièrement sa fureur.

Lors de mon passage, cette dame irascible était heureusement assoupie…


 


 

 

So Long Pete

Au début de cette année est mort Pete Seeger. Un peu dans l’anonymat. Enfin peut-être de ce côté-ci de la gouille atlantique.

J’ai repensé à quelque années maintenant lointaines. Pete Seeger c’est quelques chansons mythiques comme ‘if I Had A Hammer’… rendue célèbre chez nous par quelques chanteurs yéyé : Si j’avais un marteau … en effet . C’est Claude François qui à rendu célèbre cette chanson par chez nous. Mais rien à voir avec l’énergie de l’original.



Et puis Pete Seeger c’est aussi le partisan des mouvements pour les droits civiques aux USA, l’inspirateur de nombreux artistes, Dylan, Springsteen,  Baez. C’est l’homme qui a popularisé la chanson ‘ We shall overcome’ qui est devenue  un hymne des opposants pacifistes.

C’est aussi le compagnon de route de Woodie Guthry.

Alors voilà. Juste pour la mémoire de ce ‘nice guy’, une très belle chanson , je devrais dire cantique

THE WATER IS WIDE

The water is wide, I cannot cross over,
And neither have I wings to fly,
Give me a boat that can carry two,
And both shall row – my love and I.

A ship there was, and she sails the sea,
She’s loaded deep as deep can be,
But not so deep as the love I’m in,
And I know not how, I sink or swim.

I leaned my back up against some young oak,
Thinking he was a trusty tree,
But first he bended and then he broke,
And thus did my false love to me.

I put my hand into some soft bush,
Thinking the sweetest flower to find.
I pricked my finger to the bone,
And left the sweetest flower alone.

Oh, love is handsome, love is fine,
Gay as a jewel, when first it is new,
But love grows old, and waxes cold,
And fades away, like summer dew.

The seagulls wheel, they turn and dive,
The mountain stands beside the sea.
This world we know turns round and round,
And all for them – and you and me.

Traditional;  New Last Verse by Pete Seeger (1982)
© 1993 by Sanga Music, Inc.


 

Triste Sina

Un jour de chaleur écrasante, je faisais la route en voiture au centre du Portugal,  en direction du sud, de l’Algarve.

Je croisais sur un océan d’ oliviers.

Au cours d’un arrêt pour un plein d’essence, j’ai acheté une cassette de chansons d’ Amalia Rodrigues. En reprenant la route, j’ai inséré la cassette dans mon lecteur. La première chanson a été ‘ Triste Sina’ . Deux kilomètres plus loin, je me suis arrêté sur le bord de la route car mes lunettes de soleil étaient pleines de buée… Depuis ce jour, chaque fois que j’entends cette chanson,  l’émotion me gagne …



 

La cinquantaine

Sergio…. tu me manques 🙂

On arrive à la cinquantaine, moitié sage, moitié fou
Le cul assis entre deux chaises à tenter d’en joindre les bouts
Sur la route de la chimère on se retrouve souvent un jour
Pour faire le compte de ses guerres, des petites joies, des grands amours
Et c’est tout

On arrive à la cinquantaine, moitié figue, moitié raisin
Le coeur absous de toute haine, le coeur absous de tout chagrin
On a troqué sa destinée contre des hauts, contre des bas
Rêves vendus à la criée pour faire le vendredi gras
Et c’est tout

On arrive à la cinquantaine, moitié déçu, moitié content
Un quart de joie, un quart de peine, et l’autre moitié aux enfants
On se souvient de sa jeunesse comme d’un joyeux chapardage
Au seuil de la prime vieillesse on pose un instant ses bagages
Et c’est tout

Et on repart vers la centaine, un demi-siècle dans les reins
Avec tout juste la moyenne à notre devoir de terrien
Comme elle est lointaine, la rive où l’on se couchera un jour
Il reste tant et tant à vivre qu’on pourra faire un long détour
Si tu veux, mon amour

Sylvain Lebel pour les paroles et Dominique Pankratoff pour la musique