All posts by admin

So Long Pete

Au début de cette année est mort Pete Seeger. Un peu dans l’anonymat. Enfin peut-être de ce côté-ci de la gouille atlantique.

J’ai repensé à quelque années maintenant lointaines. Pete Seeger c’est quelques chansons mythiques comme ‘if I Had A Hammer’… rendue célèbre chez nous par quelques chanteurs yèyè : Si j’avais un marteau … en effet . C’est Claude François qui à rendu célèbre cette chanson par chez nous. Mais rien à voir avec l’énergie de l’original.

Et puis Pete Seeger c’est aussi le partisan des mouvements pour les droits civiques aux USA, l’inspirateur de nombreux artistes, Dylan, Springsteen,  Baez. C’est l’homme qui a popularisé la chanson ‘ We shall overcome’ qui est devenue  un hymne des opposants pacifistes.

C’est aussi le compagnon de route de Woodie Guthry.

Alors voilà. Juste pour la mémoire de ce ‘nice guy’, une très belle chanson , je devrais dire cantique

THE WATER IS WIDE

The water is wide, I cannot cross over,
And neither have I wings to fly,
Give me a boat that can carry two,
And both shall row – my love and I.

A ship there was, and she sails the sea,
She’s loaded deep as deep can be,
But not so deep as the love I’m in,
And I know not how, I sink or swim.

I leaned my back up against some young oak,
Thinking he was a trusty tree,
But first he bended and then he broke,
And thus did my false love to me.

I put my hand into some soft bush,
Thinking the sweetest flower to find.
I pricked my finger to the bone,
And left the sweetest flower alone.

Oh, love is handsome, love is fine,
Gay as a jewel, when first it is new,
But love grows old, and waxes cold,
And fades away, like summer dew.

The seagulls wheel, they turn and dive,
The mountain stands beside the sea.
This world we know turns round and round,
And all for them – and you and me.

Traditional;  New Last Verse by Pete Seeger (1982)
© 1993 by Sanga Music, Inc.

La plainte du renardeau

25 avril 2014

Ce soir des cris étranges me font tendre l’oreille. Je pense à un oiseau qui meurt, une corneille en détresse, un animal en fin de vie ou en train de souffrir. Mais peut-être aussi à un accouplement de chats, enfin, je ne pense à rien

Il pleut assez fort et cette plainte ne me parvient que par bribes, à travers la vitre de la véranda. Je sors une première fois pour essayer de comprendre. Sans succès. L’an passé à la même époque un son déchirant m’avait déjà fait renoncer à l’attention quasi obsessionnelle que je porte à mon écran d’ordinateur. C’était une panique de mort imminente, ou du moins je l’avais perçue comme telle. Dans la nuit, des meurtres sont commis. Des animaux en mangent d’autres.

Les plaintes persistent même après que je fus rentré. Je remets ma membrane sur les épaules (oui on ne dit plus pèlerine de nos jours), et je sors une nouvelle fois sous cette pluie obstinée. Je croise une femme qui promène son chien.Je suis en short et en pantoufles sous une pluie battante. J’échange quelques mots pour ne pas passer pour un, pour un …. un je ne sais quoi. Elle me dit avoir vu un animal qui s’est enfui. Elle s’éloigne. Je la soupçonne d’être un peu inquiète à me voir ainsi accoutré sous le déluge. Je l’aperçois alors juste dans le parking de l’immeuble qui jouxte ma maison. Un petit renard. Il n’est pas bien vieux, et il n’a pas encore appris que les renards doivent rester discrets. C’est lui qui émet cette plainte affreuse et obsédante, cette plainte que j’assimile à un cri de mort et qui est en fait le chant de vie d’un renardeau qui débarque sur cette terre. Comment se peut-il que je confonde le son de la mort et la musique d’une vie naissante.

Je souhaite pouvoir le photographier, lui, ses frères et sœurs s’il y en a, comme les petits nés l’an passé, sous la cabane au fond du jardin.

ILS SONT ICI

Bientôt peut-être, ils me rendront visite.

PS : je mets en ligne une petite vidéo… c’est le cri du renardeau :-) Merci à leurs auteurs

Triste Sina

Un jour de chaleur écrasante, je faisais la route en voiture au centre du Portugal,  en direction du sud, de l’Algarve.

Je croisais sur un océan d’ oliviers.

Au cours d’un arrêt pour un plein d’essence, j’ai acheté une cassette de chansons d’ Amalia Rodrigues. En reprenant la route, j’ai inséré la cassette dans mon lecteur. La première chanson a été ‘ Triste Sina’ . Deux kilomètres plus loin, je me suis arrêté sur le bord de la route car mes lunettes de soleil étaient pleines de buée… Depuis ce jour, chaque fois que j’entends cette chanson,  l’émotion me gagne …

Gendarmes – Firebugs

img_9643

Quand j’étais petit on les nommait gendarmes…. Je n’ai jamais compris pourquoi. En anglais, ils sont ‘Firebugs’ , les punaises de feu. Cela me semble plus conforme… Au printemps, ils pullulent dans le jardin et s’accouplent avec la plus grande indécence aux yeux du monde. Je n’ai pas publié certaines images car je crains pour ma réputation… Je ne souhaite pas passer pour un pornographe entomologique .

Niamh Parsons – Clohinne Winds

Rien à ajouter…. just listen

 

The shadows fell across the room as I lay down to rest
A storm was raging deep inside my head
I fell into a restless sleep
Of crazy changing dreams
But woke to find you standing by my bed

(chorus)

Clohinne winds were blowing when you called me
First you spoke my name
Your voice was still the same
You beckoned me
and I arose To follow where you led
Out among the wild Clohinne hills

The mountain mist had lent an eerie whiteness to the hill
The silver spider threadings caught my face
You darted through the bracken
Trailing stardust in your wake
I knew you’d stop beside our sacred place

(Chorus)

You stopped upon the fairy hill beneath the hawthorn tree
I thought I heard a lonely banshee wail
You held your hand towards me
And I reached to touch your face
But woke to find that you were just a dream

(Chorus)

The years have passed
And I am growing weary of this earth
The magic of the dream alludes me still
I’ve lain beneath the fairy tree
I’ve shouted to the moon
I am the haunted woman of the hill

(Chorus)

[I still call out your name of my son to the moon.]

La cinquantaine

Sergio…. tu me manques :-)

On arrive à la cinquantaine, moitié sage, moitié fou
Le cul assis entre deux chaises à tenter d’en joindre les bouts
Sur la route de la chimère on se retrouve souvent un jour
Pour faire le compte de ses guerres, des petites joies, des grands amours
Et c’est tout

On arrive à la cinquantaine, moitié figue, moitié raisin
Le coeur absous de toute haine, le coeur absous de tout chagrin
On a troqué sa destinée contre des hauts, contre des bas
Rêves vendus à la criée pour faire le vendredi gras
Et c’est tout

On arrive à la cinquantaine, moitié déçu, moitié content
Un quart de joie, un quart de peine, et l’autre moitié aux enfants
On se souvient de sa jeunesse comme d’un joyeux chapardage
Au seuil de la prime vieillesse on pose un instant ses bagages
Et c’est tout

Et on repart vers la centaine, un demi-siècle dans les reins
Avec tout juste la moyenne à notre devoir de terrien
Comme elle est lointaine, la rive où l’on se couchera un jour
Il reste tant et tant à vivre qu’on pourra faire un long détour
Si tu veux, mon amour

Sylvain Lebel pour les paroles et Dominique Pankratoff pour la musique

img_1653

Morus Bassanus

Le nom français est ‘Fou de Bassan’ . Les anglo-saxons le nomment Northern Gannet. Il est beau. Il est fou. Il plonge depuis plus de 40 mètres pour attraper sa pitance, parfois jusqu’à 10 mètres de fond au risque de sa vie. Il sait nager sous l’eau Il est fidèle en amour dit-on … Ces photos ont été prises sur la côte ouest de l’Irlande (Slea Head et Valentia Island) en juillet 2013

Fear a Bhata (The Boatman)

Un grand traditionnel celtique, né en Ecosse, ici interpreté par Niamh Parsons, une des plus belles voix folk d’Irlande, donc du monde :-)

Une autre version toute aussi belle chantée par Karen Matheson, une des plus belles voix folk d’Ecosse, donc du monde aussi :-)

Gaelic verses

Séist:

Séist:
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Fhir a’ bhàta, na hóro eile
Mo shoraidh slàn leat ‘s gach àit’ an déid thu

‘S tric mi sealltainn on chnoc as àirde
Dh’fheuch am faic mi fear a’ bhàta
An tig thu ‘n-diugh na ‘n tig thu màireach
‘S mar tig thu idir gur truagh a tha mi

Tha mo chridhe-sa briste brùite
‘S tric na deòir a ruith o m’ shùilean
An tig thu nochd na ‘m bi mo dhùil riut
Na ‘n dùin mi ‘n doras le osna thùrsaich?

‘S tric mi faighneachd de luchd nam bàta
Am fac’ iad thu na ‘m bheil thu sàbhailt
Ach ‘s ann a tha gach aon dhiubh ‘g ràitinn
Gur gòrach mise ma thug mi gràdh dhut

Gheall mo leannan dhomh gùn dhen t-sìoda
Gheall e siud agus breacan rìomhach
Fàinn’ òir anns am faicinn ìomhaigh
Ach ‘s eagal leam gun dèan e dìochuimhn’

Ged a thuirt iad gun robh thu aotrom
Cha do lughdaich siud mo ghaol ort
Bidh tu m’ aisling anns an oidhche
Is anns a’ mhadainn bidh mi ‘gad fhaighneachd

Thug mi gaol dhut ‘s chan fhaod mi àicheadh
Cha ghaol bliadhna ‘s cha ghaol ràithe
Ach gaol a thòisich nuair bha mi ‘m phàiste
‘S nach searg a chaoidh gus an claoidh am bàs mi

Tha mo chàirdean gu tric ag innseadh
Gum feum mi d’ aogas a leig’ air dìochuimhn’
Ach tha ‘n comhairle dhomh cho dìomhain
‘S bi tilleadh mara ‘s i toirt lìonaidh

Bidh mi tuille tùrsach deurach
Mar eala bhàn ‘s i an dèidh a reubadh
Guileag bàis aic’ air lochan feurach
Is càch gu lèir an dèidh a trèigeadh


 

English translation

Chorus (after each verse):
Oh my boatman, na hóro eile
Oh my boatman, na hóro eile
Oh my boatman, na hóro eile
My farewell to you wherever you go

I often look from the highest hill
that I might see, oh boatman
Will you come tonight, or will you come tomorrow
Oh sorry will I be if you do not come at all

My heart is broken, bruised
Often tears are running down from my eyes
Will you come tonight, or will I wait up for you
Or close the door with a sad sigh?

I often ask of the boatmen
If they have seen you, if you are safe
But they all tell me
That I was foolish if I gave you love.

My darling promised me a gown of silk
That and a fine plait
A golden ring in which I’d see a likeness
But I fear that he shall forget.

Although they said you were flighty
That did not lessen my love for you
You are in my dreams at night
And in the morning I ask for you.

I gave you love and cannot deny
It’s not love that lasts a year or a season
But a love that began when I was a child
And that will not wither until death do take me.

My friends say often
That I must forget your image
But their counsel is as unfathomable to me
As is the returning tide.

I am all too sad and tearful
Like a white swan that has been torn
Sounding her death-call on a small grassy loch
Having been forsaken by all.

Petit poisson géomètre amoureux

J’ai d’abord pensé à un canular. Mais l’idée est si jolie que je mets cette vidéo en lien. C’est le nid d’amour crée par le petit poisson globe pour attirer sa douce. Si elle trouve la rosace à son goût, elle viendra pondre en son centre. Le même génie de décorateur existe chez les oiseaux jardiniers.

img_7052

Kestrel (1)

En roulant dans la campagne genevoise, j’ai remarqué un petit faucon crécerelle sur une ligne électrique. Cela m’a fait penser à la chanson de Cohen : Like a bird, on a wire… J’avais mon appareil à portée de main. J’ai suivi à pied le petit faucon pendant une bonne demi-heure. Il m’a offert ces quelques portraits.

Ah oui encore… le couplet de Cohen se termine par : I have tried, in my way, to be free

 

Misty Night

img_4421

La nuit en hiver donne lieu à des effets lumineux étranges. Le brouillard et le froid se disputent la vedette. Genève est une ville réputée pour son climat difficile pendant la mauvaise saison. L’obscurité s’amuse comme elle peut avec les sémaphores.

Et moi je dérape sur le trottoir devenu très glissant.